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Numéro 16
Thomas Pynchon et l'écriture fragmentaire
Kouassi Zamina JOHNSON
Volume 16 – Septembre 2021 : Le corps dans les productions artistiques et culturelles : entre esthétique et signification (2021)
Page(s) 169 - 185
ISSN 2076-6130
Résumé / Abstract
Selon le dictionnaire Le grand dictionnaire Larousse illustré, l’écriture fragmentaire se dit d’une forme d’écriture choisie par un écrivain qui refuse de développer sa pensée et de l’exprimer de manière continue et achevée (2017, p. 517). Cette écriture découle du projet de la diversité qui peut être interprétée comme un désir de fragments avec un regain d’intérêt pour tout ce qui est fragmentaire, fragmental, fragmentiste, voire fractal (Mandelbrot, 1989, p. 93), sans doute imputable aux hantises de notre société confrontée à l’éclatement et à la dispersion (Cauquelin, 1986, p. 7). En effet, ce désir correspond aussi au climat philosophique poststructuraliste des œuvres de la déconstruction (Zima, 1994, p. 273). L’éclatement et la dispersion inscrivent l’écriture objective qui symbolise une vérité sociale dans la conscience de l’écrivain. Cette forme d’écriture met en exergue un caractère contre la totalité et devient, par voie de conséquence, l’incarnation ou la représentation directe de la crise de la totalité, de la norme en vogue dans la société moderne et postmoderne. Dans la présente réflexion, l’écriture de Thomas Pynchon est le reflet du bref et du délié, considérés surtout dans leur version des réalités des États-Unis du 20e siècle, voire du 21e siècle. Celles-ci sont retranscrites dans les œuvres comme V. en 1963, Crying of Lot en 1965 et Contre-jour en 1972, dont le choix et la réception incarnent le refus de la pensée et de l’expression achevée de l’auteur. De s
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Comment citer cet article :
Kouassi Zamina JOHNSON. « Thomas Pynchon et l'écriture fragmentaire ». Revue Ivoirienne de Langues Étrangères, Numéro 16, 2021, p. 169. ISSN 2076-6130.